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Discrimination raciale dans l’immobilier : une pratique persistante et rarement sanctionnée

Le 26 janvier 2026

Discrimination raciale dans l’immobilier : une pratique persistante et rarement sanctionnée

Un testing révélateur

SOS Racisme a mené un testing national auprès de 198 agences immobilières en 2025. L’association s’est fait passer pour des propriétaires souhaitant louer un bien, avec une consigne claire : exclure les candidats perçus comme étrangers ou de couleur. Résultat ?

  • Près d’une agence sur deux a accepté de procéder à une sélection discriminatoire, soit directement, soit en laissant le propriétaire trier les dossiers.
  • Les justifications avancées par les agences incluent des arguments liés au voisinage, au bruit ou à des différences culturelles.

Des méthodes pour contourner la loi

Les agences utilisent des stratagèmes pour éviter de laisser des traces écrites :

  • Filtrage informel des dossiers.
  • Refus non justifiés.
  • Consignes verbales impossibles à prouver.

Réactions du secteur et du gouvernement

  • La FNAIM (Fédération nationale de l’immobilier) condamne fermement ces pratiques et reconnaît que la formation des agents est insuffisante. Une convention avec SOS Racisme est en cours de préparation pour renforcer la sensibilisation.
  • Le gouvernement annonce un durcissement des règles, avec une formation obligatoire pour tous les agents immobiliers, et non plus uniquement pour les détenteurs d’une carte professionnelle.
  • Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de la Lutte contre les discriminations, souligne la nécessité de renforcer les sanctions, actuellement trop rares.

Un phénomène documenté mais peu sanctionné

Les études précédentes confirment que les candidats perçus comme maghrébins ou subsahariens subissent un désavantage massif dans l’accès au logement. Pourtant, les condamnations restent exceptionnelles en raison :

  • Du coût des recours.
  • De la difficulté à apporter des preuves.
  • De la crainte de représailles pour les victimes.

Que retenir ?

  • La discrimination raciale dans l’immobilier est une réalité persistante, malgré un cadre légal clair.
  • Les agences immobilières jouent un rôle clé dans la perpétuation ou la lutte contre ces pratiques.
  • Les sanctions actuelles sont insuffisantes pour endiguer le phénomène.
  • Tous les bailleurs privés et sociaux devraient former leur personnel aux pratiques de non-discrimination.
  • Il n’est pas nécessaire d’attendre la nouvelle réglementation pour former le personnel à la lutte contre les discriminations
  •  ACHS assure  des formations adaptées : Non-discrimination dans le logement : obligations, risques et pratiques professionnelles
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