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đŸŒđŸ˜ïž Sous location illicite : Airbnb condamnĂ©e Ă  indemniser un bailleur social

Le 09 janvier 2026

đŸŒđŸ˜ïž Sous location illicite : Airbnb condamnĂ©e Ă  indemniser un bailleur social

Chambre Commerciale de la Cour de Cassation, 7 janvier 2026, n° de pourvoi 23-22.723 et 24-13.163

Par deux arrĂȘts de la chambre commerciale rendus le 7 janvier 22026 , la Cour de cassation s’est prononcĂ©e sur la responsabilitĂ© de la plate-forme Airbnb en matiĂšre de sous-location illicite.

La Cour de cassation considĂšre que Airbnb n’a pas la qualitĂ© d’hĂ©bergeur Internet dans la mesure oĂč elle joue un rĂŽle actif Ă  l’égard des utilisateurs en  permettant d’avoir connaissance des offres et  de les  contrĂŽler.

DĂšs lors, elle ne peut bĂ©nĂ©ficier d’une exonĂ©ration de responsabilitĂ© accordĂ©e aux hĂ©bergeurs et peut ĂȘtre tenue responsable en cas de  sous-location illicite.

Dans la premiĂšre affaire, un bailleur HLM a attaquĂ© son locataire qui recourait Ă  la sous location ainsi que la plateforme Airbnb qui mettait en relation « l’hĂŽte Â» et les « voyageurs Â».

Si le locataire HLM a logiquement Ă©tĂ© condamnĂ© par la Cour d’Appel au visa de l’article 8 de la loi du 6 juillet 1989, la sociĂ©tĂ© Airbnb s’était fait reconnaĂźtre le statut d’hĂ©bergeur internet.

Par consĂ©quent, l’hĂ©bergeur  ne peut ĂȘtre reconnu responsable des contenus et informations publiĂ©s par les utilisateurs sur sa propre plateforme  n’ayant pas eu connaissance du caractĂšre illicite du contenu.

En l’espĂšce, la Cour de Cassation a cassĂ© l’arrĂȘt de la Cour d’’appel en considĂ©rant que la sociĂ©tĂ© Airbnb n’est pas simple hĂ©bergeur puisqu’elle consulte nĂ©cessairement les offres , qu’elle impose  et contrĂŽle les rĂšgles entre l’hĂŽte et le voyageur,  et qu’elle met en avant les offres en attribuant la qualitĂ© de « Super host Â» Ă  certains loueurs.

Airbnb jouant un rĂŽle actif sur les offres et leurs contrĂŽles ne peut donc bĂ©nĂ©ficier de l’exonĂ©ration de responsabilitĂ© accordĂ©e aux hĂ©bergeurs internet.

Quelles seront les consĂ©quences de ces arrĂȘts sur les droits des bailleurs ?

Si les bailleurs se rendent compte que leur patrimoine se trouve mis en location sur les diffĂ©rentes plateformes telles  que Airbnb, le Bon coin, etc
 il serait avantageux pour eux d’agir Ă  la fois contre le locataire afin de percevoir l’intĂ©gralitĂ© des sous loyers,  mais aussi contre les plateformes en responsabilitĂ© civile afin de percevoir des dommages et intĂ©rĂȘts au titre des prĂ©judices subis.

Il est probable que dans les prochains mois, les CGU de ces plateformes changent et imposent dĂ©sormais aux « hĂŽtes Â» de justifier d’une autorisation pour procĂ©der Ă  la location « Airbnb Â» (titre de propriĂ©tĂ©, accord de la copropriĂ©tĂ©, accord du bailleur, 
)

Gary BOUKRIS

Juriste en droit immobilier

 

 

 

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